Nous vous transmettons une nouvelle du producteur d’agrumes Galline Felici.
Bulletin exceptionnel, pour nouvelles brèves adressées à nos client.e.s et ami.e.s :
Bonjour à toutes et à tous,
Nous avons reçu ces derniers jours plusieurs signalements concernant des cas de pourriture détectés dans les dernières livraisons. Nous estimons qu’il est juste de vous informer de la situation actuelle et du contexte auquel nous sommes actuellement confrontés.
CE QU’IL S’EST PASSÉ
Entre le 18 et le 21 janvier, la Sicile et la Calabre ont été frappées pour la deuxième fois par un ouragan méditerranéen (Medicane, cette fois-ci le cyclone Harry) qui a dévasté une grande partie de la côte est de la Sicile (en plus de la tragédie de Niscemi dont vous avez certainement entendu parler) et une partie du sud de la Calabre.
Comme nous l’avons évoqué dans le Pigeon voyageur de février 2026, les infrastructures des fermes membres ont résisté, et nous nous estimons donc chanceux.ses, mais la violence du vent qui s’est abattu sur les fruits qui étaient encore sur les arbres a compromis une très grande partie de la production en cours.
LES DÉGÂTS
Après les premiers jours, on comptait déjà des dizaines de kilos de fruits (principalement des oranges tarocco) au pied des arbres, tombés sous l’effet du vent. Certains fruits restés sur l’arbre et que nous avons récoltés présentaient des micro-lésions qui n’étaient pas toujours visibles au moment de la récolte et qui peuvent n’apparaître que dans les jours suivants, malgré une sélection minutieuse dans les champs et dans l’entrepôt.
L’AMPLEUR DES DÉGÂTS POUR LES PRODUCTRICES ET LES PRODUCTEURS
Sachant que la production moyenne par arbre est de 250 à 300 fruits et que sont tombés environ 70 à 80 fruits par arbre et que plus de la moitié de ceux qui arrivent à l’entrepôt sont rejetés comme rebut destiné à la production de jus pour l’industrie… On vous laisse immaginer ce qu’il reste et la frustration de celles ceux qui y ont travaillé pendant un an.
De plus, comme on pouvait s’y attendre, en raison de la quantité importante de rebut (un problème commun à presque tous les producteurs), le prix payé à l’industrie a baissé, ne couvrant même pas les coûts de récolte, de transport vers l’entrepôt et de transformation après récolte. Ces coûts seront donc à la charge du Consortium et répartis entre tous les membres.
CE QUE NOUS FAISONS
La qualité reste pour nous une priorité absolue et malgré l’intensification des contrôles, à ce stade, il est objectivement difficile de détecter toutes les anomalies à 100 %. Comme toujours, nous vous garantissons le remboursement des produits non conformes qui nous seront signalés.
Nous mettons tout en œuvre pour revenir à une situation normale rapidement et continuer à vous assurer la qualité que vous connaissez et la relation de confiance que nous avons construite ensemble au fil du temps
Nous sommes désolés et vous remercions de votre compréhension pendant cette période délicate.
Les Galline Felici